Marc Ravalomanana : "Le devoir de s’opposer à Rajoelina et Roindefo"
5 octobre 2009 par
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" Aujourd’hui, nous tous, citoyens malgaches et membres du G I C avons le devoir de nous opposer à toutes velléités de maintenir Rajoelina ou Monja Roindefo à la tête du pays, même pendant la transition, tant qu’ils ne sont pas élus démocratiquement par la voie des urnes. Madagascar a suffisamment d’élites et patriotes honnêtes pour cela." Marc Ravalomanana, dans une déclaration en date du 02 octobre maintient donc sa position. Il n’est nullement tolérable que les putschistes aient droit de cité à la gestion des affaires nationales. Marc Ravalomanana estime que les Malgaches n’auront plus à rougir des coups d’Etat comme mode de prise de pouvoir.
" Nous ne l’accepterons plus jamais " a-t-il déclaré. Par conséquent, il est également du devoir des Malgaches " de faire respecter sans condition par tous les politiciens, les résultats des urnes et de refuser tout adoubement par quelque moyen que ce soit et par quiconque, d’un auteur de coup d’Etat ".
•Se donner la main pour le 6 octobre
Marc Ravalomanana a exhorté les Malgaches à se donner la main pour la réalisation de la réunion du Groupe International de Contact (6 octobre) en vue de la recherche d’une solution pacifique à la crise malgache. Il a considéré tout acte de nature à entraver le bon déroulement de cette réunion internationale, comme une volonté affichée de ne pas résoudre la crise et signifiant un défaut manifeste de tout sens de patriotisme.
•Catastrophe socio-économique
Et Marc Ravalomanana de déplorer la situation dans laquelle se trouve le pays actuellement.
L’actualité est ponctuée d’arrestations arbitraires, de pillage organisé à grande échelle des bois et pierres précieux, avec une destruction massive de l’environnement, des milliers de pertes d’emploi et fermeture de beaucoup d’entreprises, hausse incontrôlable de l’inflation et effritement inexorable du pouvoir d’achat, prolifération des actes de banditisme, créant un sentiment d’insécurité permanente au sein de chaque foyer, recul de la bonne gouvernance, regain de vitalité de la corruption au quotidien, défaut d’entretien et délabrement des infrastructures qui ont coûté chers aux contribuables, non accès des enfants à l’école, faute de moyens et de kit scolaire...
Recueillis par Fano Rafilipo
http://www.courriermada.com/spip.php?article1965